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Edito de Laurent Mauduit

Les élèves de terminale qui ont passé hier le bac d’économie ont peut-être eu des sueurs froides en remettant leur copie, il reste qu’il y a quelque chose de plaisant dans les sujets sur lesquels ils ont été conviés à plancher. Quelque chose de plaisant parce que l’économie, discipline souvent considérée comme austère, a su rester dans le secondaire en prises avec son temps. En témoigne les questions peut-être un peu bateau, mais pour le moins d’actualité qui ont été soumises aux candidats, puisque les élèves au gré de leur aspiration ont été invités à disserter au choix : soit sur les effets de l’organisation du travail sur la croissance économique, soit sur le thème : " changement social et solidarité ", soit encore sur les relations entre progrès technique et croissance. Ce qui, à l’heure des 35 heures, de la refondation sociale voulue par le MEDEF, ou encore des avancées de la net-économie, n’est évidemment pas dénué de relations avec l’actualité.
Pour autant ce qui est vrai dans le secondaire l’est sans doute beaucoup moins dans les filières universitaires où cette discipline traverse une crise indéniable. Et pour une raison qui transparaît dans un appel pour le moins le bienvenu que viennent de lancer les étudiants de Normale-sup dans les facs françaises. Ce qui n’est pas vrai ailleurs, l’économie mathématique faite fureur mais l’économie politique y est largement passée de mode. Alors bien sûr, il y a une explication à cette évolution. Pour ne pas verser dans la rhétorique, le raisonnement économique a besoin d’une rigueur que lui offre le langage mathématique. Mais, si tout cela aboutit à ce que l’enseignement de l’économie n’ait plus la moindre relation avec le monde réel, ce serait franchement inquiétant.

 
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