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avril 2003

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Mars 2003
Présentation de l’ouvrage par l’éditeur

Mars 2003
Sommaire

Mars 2003
Avant-Propos

Mars 2003
Idée reçue n° 17

Dernière modification
27 novembre 2006
info visites 2602

Critiques parues dans la presse

Alternatives Economiques

Ce livre est une sorte d’antimanuel d’économie destiné à l’étudiant et au citoyen. Rédigé par le groupe de jeunes économistes à l’origine du mouvement de contestation de l’enseignement supérieur de sciences économiques qui s’est développé en 2001, il apporte une contribution originale au débat politique sur l’économie. Rôle des prix et des réglementations dans la dynamique du marché du travail, place et rôle de l’Etat, mondialisation, fonds de pension, rôle des marchés financiers, autant de questions traitées dans de cours articles, facile à lire, mais riches en références de qualité.
Doit-on en déduire qu’en fin de compte, l’enseignement reçu par ces ex-étudiants n’étaient pas aussi mauvais qu’ils le prétendaient hier ? A lire ce livre, on serait tenté de féliciter leurs enseignants, sinon pour leur cours, tout au moins, pour avoir réussi à développer l’esprit critique des jeunes qui sont passés entre leurs mains.

Philippe Frémeaux (n° 213, avril 2003)

Le Monde Economie

Un Scud idéologique

L’heure de la guerre contre l’« économiquement correct » aurait-elle enfin sonné ? Un Scud de bonne taille vient en tout cas d’être tiré sous la forme d ’un ouvrage intitulé Petit bréviaire des idées reçues en économie. L’auteur est un collectif de combat nommé les Econoclastes, soit « un pseudonyme collectif choisi par les auteurs tous issus du Mouvement des étudiants pour la réforme de l’enseignement de l’économie », collectif auquel un certain nombre d’enseignants ayant pignon sur chaire ont bien voulu se joindre. L’objectif affiché est double : faire émerger du sens sur tous les dossiers sensibles où la profusion d’information tue l’intelligence et lutter contre « la vision simpliste de l’économie que peuvent entretenir certains journalistes et hommes politiques (de tous bords) ». L’entreprise est louable et forcément stimulante. Mais elle suppose qu’un raisonnement entièrement dégagé des contingences de l’idéologie soit possible sur des sujets aussi sensibles que l’impôt, les minima sociaux, la mondialisation, la flexibilité du marché du travail, le chômage, la déréglementation, le rôle économique de la Bourse, etc. En d’autres termes, il aurait fallu que ce livre, qui se veut un outil de lutte contre l’idéologie libérale dominante en économie, soit un instrument de déconstruction et de réflexion, et non pas un discours travaillé en sourdine par une autre idéologie. Et c’est là évidemment que le bât blesse. On peut militer pour le maintien de la Sécurité sociale comme service public soumis à cotisations obligatoires, mais affirmer que des gains de productivité ne peuvent être que « ridiculement faibles comparés à l’importance financière des enjeux », ça se discute. Et surtout, ça demande à être prouvé ! Critiquer l’idéologie des fonds de pension pour justifier les retraites par répartition sans vouloir savoir quelles réformes il conviendrait de mettre en œuvre pour dépoussiérer le système de la répartition, réparer les injustices et les inégalités qui s’y sont enkystées depuis cinquante ans, ne rend service à personne.

Bloquer la réflexion

Les accusations contre le rôle « prédateur » de l’Etat sont utilement examinées, tant il est vrai que le consensus qui s’est instauré sur la « baisse nécessaire » des prélèvements obligatoires peut avoir pour conséquence de bloquer la réflexion. Mais justifier le niveau de prélèvements actuel au moyen de raisonnements –du type : les recettes ont des contreparties en termes de dépenses, ces dépenses sont utiles (éducation, santé …), par conséquent les prélèvements sont justifiés…– est un peu court. C ’est aussi oublier que la Cour des comptes offre chaque année un florilège particulièrement horrifiant des gaspillages de l’argent public, que les évaluations des politiques publiques sont encore balbutiantes en France et enfin qu’il est anormal que l’Etat soit le seul acteur économique et social à se soustraire de manière ininterrompue à la règle des économies et des gains de productivité. Multiplier les contre-exemples serait facile, mais sans grand intérêt. Car la démarche de départ de l’ouvrage était pourtant intéressante et juste : il est bon de questionner la vulgate dominante. Il est regrettable par conséquent que ces Econoclastes n’en aient pas profité pour jeter les bases d’une réflexion authentique.

Yves Mamou (8 avril 2003)

L’Expansion

Fausses évidences

Se lancer dans la démolition d’idées reçues bien ancrées est toujours périlleux. Les jeunes « éconoclastes » se tirent bien de l’exercice. Leurs 22 démonstrations, même si elles pêchent parfois par naïveté, sont convaincantes et entameront les certitudes des plus zélés partisans de la mondialisation libérale.

(avril 2003, n° 674, p. 187)

La Tribune

Des idées reçues en économie

Il y avait déjà eu en 1992, par l’éditeur Syros, un Dictionnaire des idées reçues en économie. Cette fois-ci, c’est un groupe d’étudiants en économie se présentant sous le pseudonyme collectif les Econoclastes qui repart à l’attaque avec un Petit Bréviaire des idées reçues en économie du style « A quoi sert l’impôt négatif » ou « Vers une politique européenne ? ». Derrière cet ouvrage, c’est aussi une réaction d’étudiants qui « entendent montrer que l’étude des phénomènes économiques implique une confrontation permanente aux faits, et aux débats dont les enjeux politiques et sociaux sont trop souvent éludés ».

(le 4 avril 2003)

Le Monde Initiatives

Derrière le pseudonyme "Les Econoclastes" on trouve un groupe d’étudiants en économie qui n’apprécient visiblement pas le fonctionnement du capitalisme et l’idéologie qui l’accompagne. Ils s’insurgent donc contre les arguments qui poussent à privatiser les services publics, à déréglementer, à considérer les minima sociaux comme "désincitant" au travail, à abaisser les cotisations sociales... Vingt-deux thèmes font ainsi l’objet d’analyses économiques souvent judicieuses et parfois un peu trop à sens unique.

(Avril 2003, p. 26)

Le Monde Diplomatique

Après un manifeste remarqué contre l’orthodoxie néoclassique de l’enseignement économique, les étudiants et enseignants rassemblés dans le collectif Les Econoclastes publient un ouvrage destiné au grand public. En une série de textes courts, les auteur(e)s démontent pédagogiquement les principales idées reçues de la doxa libérale : les " nécessaires " privatisations, les fonds de pension qui doivent " sauver nos retraites ", la glorification de la Bourse, le " poids " de l’Etat, les minima sociaux et la " désincitation " au travail, les " vertus " des plans d’ajustement structurel. On regrettera que seules des références économiques soient mobilisées, alors que la pluridisciplinarité, notamment le recours à la sociologie, est l’une des revendications portées par ces " éconoclastes ".

Paul Lagneau-Ymonet (Mai 2003, p. 30)

Charlie Hebdo

J’ai eu tort de ne pas parler (plus tôt) des Econoclastes. Les éconoclastes sont des élèves de Normale sup, auxquels se sont acoquinés deux ou trois profs du supérieur. Les élèves de Normale avaient lancé, il y a plus d’un an, un mouvement sur l’ " autisme en économie ", critiquant violemment l’enseignement de l’économique à l’université. A la suite de leur coup de gueule, Fitoussi avait fait un rapport sur l’enseignement économique, disant qu’il y avait du bon et du mauvais, quoique parfois du mauvais et du bon. On imagine mal la coupure totale existant entre l’enseignement de l’économique dans le secondaire (à peu près cohérent et honnête) et celui du supérieur (totalement soumis à la dictature microéconomique). Leur bouquin, qui vient de sortir à La Découverte, dérouille bien l’idéologie libérale (sur la Bourse, le marché du travail, etc.) sur des bases factuelles. Quand tous ces gamins seront profs de fac, ils changeront leur fusil d’épaule. Mais, d’ici là, grâce à Ferry, l’université aura disparu.

Oncle Bernard (n° 568, 7 Mai 2003, p. 5)

 
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